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Séminaires « L’institution dans tous ses états »

L’ Institut Luxembourgeois de Pensée Systémique et de Thérapie Familiale organise son 3 ème cycle de séminaires. Cette année:

« L’Institution dans tous ses états »

 Nous avions, l’année passée, abordé dans nos séminaires, la première institution humaine, la famille. Ensuite pour se construire et évoluer, l’Homme peut s’appuyer  sur d’autres institutions fondatrices : l’école, les groupes sociaux, les entreprises professionnelles, les associations humaines, les structures d’aides et de soins, … Pour que ces institutions soient des organisations collectives soutenant une  manière d’agir  et de penser tout en régulant les relations sociales, elles doivent se référer à un lieu, à une histoire, à des mythes, des finalités et des règles de fonctionnement. Elles peuvent devenir des matrices systémiques qui génèrent chez les individus de l’affiliation, de l’appartenance, de la solidarité et du sens. Néanmoins, elles peuvent également produire de la dépendance voir de l’aliénation qui génèrent souffrance, exclusion voir violence.

Qu’en est-il de l’état de l’Institution aujourd’hui ? Comment réalise-t-elle cette difficile adaptation dans une société qui ne partage  plus tout à fait ses principes fondateurs ?  Là ou elle propose de la stabilité au risque de la rigidité on lui demande d’être adaptative au risque de devenir  fluctuante, là ou elle s’inscrit dans le collectif, on lui demande de se centrer sur l’individu. Là ou elle se définit par elle-même au risque de s’auto-centrer, elle doit rester ouverte sur l’extérieur, se constituer en réseau, au risque de perdre en substance, de se dissoudre.

En  Santé mentale, c’est l’articulation dynamique des dimensions spatiale, temporelle  et psycho-dynamique qui structure nos interventions: le lieu qui se réfère au cadre et au contexte de nos pratiques, le temps qui induit l’action d’instituer supportant le processus d’aide et l’approche thérapeutique qui guide nos interventions. Comment organiser  des lieux d’accueil, de parole et de soins prenant en compte le souci de l’usager et le souci du professionnel. Comment concilier nos missions de prise en compte du singulier de la personne en se référant à des normes médico-psycho-sociales nécessaires mais non réductrices ? Comment la fonction de tiers institutionnel  prévient-elle  la contamination des équipes par les pathologies qu’elles traitent?

Nous vous proposons pour ce deuxième cycle de séminaires de mettre nos lunettes de systémiciens pour observer et réfléchir ensemble sur l’Institution dans tous ses états.

-MARDI le 24 OCTOBRE 2017 à 19h30: « L’abord systémique en psychothérapie institutionnelle » Sarah Ziade, Marc Jallay

-MARDI le 28 NOVEMBRE 2017 à 19h30: « Le diagnostic dans tous ses états » Silvia Marzilli, Daniela Centofanti, Alix Heyman

-MARDI le 16 JANVIER 2018 à 19h30: « Le phénomène d’isomorphisme : quand le fonctionnement du système soignant reflète en miroir celui du système familial » Marie-Jeanne Schon, Claude Bofferding, Jean-Bernard Lievens

-MARDI, le 27 FEVRIER 2018 à 19h30: « L’intervention systémique des services d’accompagnement en milieu familial » Nathalie Bienaime, Nelson Lopes

-MARDI, le 27 MARS 2018 à 19h30: « La place de l’approche systémique dans l’école » Sébastien Dawant, Bob Kirsch, Alexandra Fievet, Elena Poddighe

-VENDREDI, le 4 MAI 2018 : « Travail avec les familles en institution pédopsychiatrique » journée de réflexion avec Philippe Kinoo de l’UCL-Bruxelles et Jean-François Vervier, discutant

Les 5 séminaires, gratuits pour nos membres, seront organisés en soirée ; pour les non-membres nous demandons une participation aux frais de 20 Euros pour les 5 séminaires, payables lors du premier séminaire. Comme les séminaires constituent une suite, une participation régulière est recommandée. L’organisation et la participation aux frais pour la journée de réflexion avec Philippe KINOO vous seront communiquées ultérieurement.

Pour les inscriptions, merci de bien vouloir faire un email à l’adresse : info@ilps.lu avant le 10 octobre 2016.

Les séminaires ne se dérouleront plus à la bibliothèque de la Clinique Pédiatrique, mais auront lieu au Centre Hospitalier de Luxembourg (4, rue Barblé ; 1210 Luxembourg) dans la salle R2 (entrée par l’INCCI, à côté de l’Amphithéâtre)

 

Si vous n’avez pas encore réglé votre carte de membre 2017, merci de bien vouloir verser le montant de 30 Euros sur le compte de l’ILPS auprès des CCP :

LU49 1111 1265 4961 0000.

Veuillez agréer, chers collègues, chers membres, l’expression de nos salutations systémiques.

Jean-Bernard Lievens

Supervision

Nous sommes bien formés pour travailler avec nos bénéficiaires, pas avec nos collègues! Depuis longtemps, la question des pratiques institutionnelles m’intéresse, les rapports entre professionnels étant le reflet du fonctionnement de l’institution dans laquelle ils travaillent. En ayant traversé plusieurs institutions, je me suis rendu compte que malgré la bonne volonté de tous, certains problèmes pouvaient apparaîre et épuiser les travailleurs.

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Jean-Bernard Lievens

Du couple à la famille… Et le sexe, c’est fini ?

L’arrivée d’un enfant dans un couple est un vrai cataclysme. A la joie d’accueillir le bébé, quand il s’agit d’un projet commun bien sûr, s’ajoute fatigue, tensions et nouveaux rôles à tenir. Avant ça,  le couple fonctionnait relativement bien. Nous avions choisi l’autre parce qu’il nous apportait ce dont nous avions besoin : de la sécurité, des limites, de la fantaisie ou de la légèreté,… Nous avions appris à nous organiser : chacun avait plus ou moins de liberté, il y avait les passions communes, les amis de chacun. Des compromis avaient évidement dû être trouvés, mais ça roulait plutôt bien. Au niveau de la sexualité, ça marchait aussi plutôt bien. Après la première phase de passion, le couple avait pu trouver un rythme et une manière de faire qui convenait à chacun.

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Laure Martin

Couple mixte, couple interculturel et thérapie de couple

Aujourd’hui en Occident, contrairement aux temps passés, nous avons la chance de largement pouvoir choisir la personne avec qui nous souhaitons nous mettre en couple. Avant, le mariage était surtout une alliance entre familles, c’était parfois un choix stratégique pour asseoir une influence, mais c’était toujours avec des semblables, socialement et culturellement parlant, que le mariage devait se conclure.

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Michele WIRION

La thérapie systémique expliquée

La familleNous connaissons aujourd’hui beaucoup d’approches psychothérapeutiques différentes, de la psychanalyse à l’hypnose, des psychothérapies cognitivo-comportementales à l’art-thérapie pour n’en citer que quelques-unes. La diversité des approches est liée à la complexité de l’être humain : il n’existe pas une seule bonne réponse à un même problème. Mais toutes les études qui analysent l’efficacité des différents types de psychothérapie sont unanimes quant à l’importance de la relation au thérapeute : il s’agit de la donnée la plus importante pour obtenir de bons résultats, indépendamment des concepts théoriques sous-jacents. Il est donc primordial pour la psychothérapie d’être en confiance et « d’accrocher » avec son thérapeute. Nous vous conseillons donc de prendre le temps de trouver la personne qui vous convient.

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Michele WIRION

La sexologie… Pour quoi? Pour qui ?

La sexologie…Pour quoi?  Pour qui ?

Je commencerai cet article en définissant la sexologie et son cadre légal avant d’arriver au sujet qui nous intéresse aujourd’hui : la sexualité.

La sexologie est la science de la sexualité humaine. Elle étudie tous les aspects de la sexualité, qu’ils soient physiologiques, psychologiques, médicaux, sociaux ou culturels. Cette discipline s’est développée à partir du XXème siècle. A l’heure actuelle, le titre de sexologue n’est toujours pas protégé, ni en Belgique, ni au Luxembourg, ce qui signifie que n’importe qui peut se déclarer sexologue, sans aucun risque de poursuite. Il existe néanmoins des formations universitaires en sexologie et des associations qui garantissent une formation et une pratique en la matière. La Société des Sexologues Universitaires de Belgique en est un exemple (plus de renseignements sur www.ssub.be )

Les problématiques traitées par la sexologie sont multiples : trouble du désir, dyspareunie (douleur), absence d’orgasme, trouble de l’érection, éjaculation prématurée,… Elles peuvent être en lien avec une difficulté relationnelle dans le couple (conflit, infidélité, difficulté de communication, nouvelle parentalité) ou chez l’individu (deuil, burn out, dépression, mauvaise estime de soi, trouble alimentaire, dépression post partum, abus).

Certaines difficultés sont purement physiologiques. Elles peuvent résulter d’une pathologie, auquel cas la première étape consiste à en rechercher les causes chez un spécialiste (bilan hormonal, bilan cardiovasculaire). Elles peuvent également découler d’un mauvais apprentissage ou encore d’un manque de connaissance du fonctionnement de son corps. Il est vrai que, même à l’heure actuelle ou l’on parle beaucoup d’hypersexualisation, la sexualité reste un sujet tabou. Les cours d’éducation relationnelle, affective et sexuelle s’installe progressivement dans les écoles. Mais il reste souvent difficile pour beaucoup  d’aborder ce sujet sans malaise, sans trouver les mots justes, sans se cacher derrière l’humour. Un sexologue est là pour vous parler de la sexualité et de son fonctionnement. Il ne faut jamais hésiter à lui poser toutes les questions que vous désirez. Il existe des techniques, à bases d’exercices, pour aider à résoudre certains problèmes comme l’éjaculation prématurée, les douleurs lors du rapport sexuel pour la femme.

Une difficulté sexuelle est cependant rarement uniquement physiologique. La manière dont nous nous sommes construit va influencer notre sexualité. Les valeurs que nous véhiculons, mais aussi notre estime de soi ou certains traumatismes peuvent générer des difficultés.

Notre manière d’être en relation avec les autres peut également être source de problèmes. La sexualité vient souvent mettre en scène les relations du couple, y compris ses conflits.

La société créé un contexte dans lequel ces différents éléments (la physiologie, l’histoire de l’individu et les relations dans le couple) vont prendre place. La sexualité est aujourd’hui dans tous les médias, mais je devrais plutôt parler de sexe, car c’est souvent de cela qu’il s’agit : le sexe qui fait vendre. Les films pornographiques ou érotiques ont au moins le mérite de ne pas mentir sur leur objet, quoiqu’ils proposent une vision très objectalisantes de la sexualité. Mais le cinéma, les séries, les publicités profitent de chaque occasion pour immiscer des scènes sexuelles ou des corps dénudés pour captiver le spectateur. Sans parler des clips de musique qui transforment l’art de danser en mimes sensuels, voire érotiques. Toute cette abondance de stimuli peut provoquer chez beaucoup un sentiment de malaise. « Ma sexualité est-elle normale ? » Il se créé également un sentiment de devoir être compétent, des questions sur la fréquence des rapport, sur la désirabilité de l’un et l’autre partenaire.

Qu’est-ce que la norme ? Dans toute courbe de Gauss, il y a évidement des extrémités. En caricaturant ces deux extrémités, je dirais qu’il est difficile d’avoir des enfants sans rapport sexuel et que la fréquence des rapports est trop élevée quand elle engendre des blessures. Mais entre ces deux extrémités, il y a vous, il y a moi. Un seul principe est roi : « Que chacun y trouve son compte ». Se mettre en couple implique une renégociation de toute une série de choses, dont la sexualité. Les désirs de l’un et de l’autre doivent être pris en compte. C’est souvent lors des conflits qu’on éprouve le besoin de parler d’un type de fonctionnement. Mais, comme nous le disions précédemment, pour beaucoup de couple, parler de sexualité n’est pas chose aisée. Le sexologue doit permettre aux deux partenaires d’aider à DIRE leur sexualité, comment ils vivent leurs rapports, quels sont leurs désirs, leurs souffrances. Les deux partenaires ne doivent pas obligatoirement participer aux consultations. Il n’est même pas obligatoire que le/la partenaire soit au courant de la démarche. Tout ce qui est dit en séance est de toute façon soumis au secret professionnel. Il n’y a pas de norme mais uniquement des cas particulier. Il ne faut donc pas hésiter à venir consulter pour parler de votre cas particulier, parce que la sexualité peut être certes compliquée, mais elle peut également être source de nombreux plaisirs et de complicité dans le couple…Que de choses dont il serait dommage de se priver !

Laure Martin

Psychologue – Sexologue – Thérapeute Familiale

+352 661 207 462

L' équipe Psysteme

Sexologue

Depuis la fin de cette année 2012, Laure MARTIN, psychologue, psychothérapeute et sexologue a rejoint notre équipe. Nous travaillons ensemble en supervision et en intervision depuis plusieurs années et l’idée d’intégrer le cabinet de psychologues à Luxembourg a fait son chemin. Nous sommes maintenant 5 psychothérapeutes et psychologues, ce qui permet au cabinet Psysteme d’être ouvert l’ensemble de la semaine, en Luxembourgeois, Français, Anglais et Allemand et de répondre ainsi à une demande concernant la sexologie. Pour les enfants, adolescents, adultes, couples, familles, parents.

Le site sera mis à jour prochainement mais nous vous laissons découvrir sa présentation:

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L' équipe Psysteme

Gregory Bateson, son histoire

Grégory Bateson était perçu comme une personne ayant une culture générale et scientifique très vaste. Il connaissait personnellement tous les gens importants dans le domaine scientifique. Jamais, il n’a fait de distinction entre sa vie privée et sa recherche scientifique ; étudiants et scientifiques étaient invités chaque semaine chez lui pour débattre de questions scientifiques et philosophiques. Mais, en plus de sa passion pour l’étude, les idées défendues par son père ont défini les options fondamentales qui l’ont marqué toute sa vie.

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Jean-Bernard Lievens

Nouvelles familles

Familles recomposées, divorces, familles monoparentales, adoptives, procréation, immigrées, traditionnelles… Ces nouvelles formes de composer son couple et sa famille devient singulier mais pose des questions spécifiques et demande une créativité particulières pour créer et composer son couple, ses enfants et celui de son conjoint… Les questions se posent au niveau des adultes, des parents mais aussi au niveau de nos enfants. Que répondre?

Nos façons de vivre changent, nos univers évoluent mais nous voulons continuer de vivre et de profiter de nos acquis.

Jean-Bernard Lievens

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